Le jour où j’ai arrêté de croire que le ciel allait me tomber sur la tête……

 

13 mars Mardi 2018…
Le neurologue en face de moi me dit qu’il ne préconise pas de médication dans mon cas car l’évolution est discrète, si évolution il y a. Un traitement ne semble pas judicieux pour le moment. Les effets secondaires que pourraient entraîner les médicaments pourraient être plus dommageables que les bienfaits. Mes derniers problèmes de marche en date semblent imputés à une sciatalgie et des séances de kinésithérapie sont le traitement le plus approprié pour l’instant. Il me prescrit un IRM de contrôle à faire l’année prochaine.

Mon rêve est il en train de se réaliser ? Je n’osais pas imaginer ce dénouement mais il faut que je m’habitue aux bonnes nouvelles. Elles n’ont jamais la forme imaginée et la libération qu’elles procurent est au delà de notre entendement et entêtement surtout !

J’ai commencé ce blog il y a deux ans pour raconter ma vérité, pour assumer au grand jour ma démarche de vie.
Eh oui !…Comment passe t on d’une vie de chercheuse en science à celle de masseuse? Puis j’ai hésité, j’avais peur encore et toujours. Alors je me suis préparée, enfin je me suis d’abord pétrifiée pour être honnête, un pas en avant, 3 pas en arrière. J’attendais. C’est ma grande technique : observer et ne pas bouger ! Un don naturel qui se met en place plus vite que ma décision consciente, bref un réflexe!
J’ai écrit quelques textes, je commençais à me livrer mais la vérité toute entière attendait encore bien planquée ! ça ne fonctionnait pas, je me jugeais en permanence ! Il fallait enclencher quelque chose d’autre. J’ai alors mis en place les ateliers Guéris Sage puis plus tard les ateliers du cercle vertueux. L’enseignement des techniques de guérisons énergétiques reliées aux chakras a alors permis de libérer quelque chose en moi. Ne dit on pas que la meilleure façon d’apprendre quelque chose est de l’enseigner ?

Maintenant je dis tout, je balance le paquet par-dessus bord, je dépose mon sac, je m’affranchis, je parle..Tadam !!
Donc…Il y a 18 ans maintenant j’étais étudiante en thèse de biochimie, j’étudiais , à la paillasse dans un laboratoire des enzymes hépatiques. Et j’ai ressenti des fourmillements dans la moitié de mon corps, la partie droite fourmillait alors qu’ il ne se passait rien dans la partie gauche. J’aurais pu dessiner avec précision une ligne qui correspondait à la séparation de la gauche et de la droite. Bon évidemment je n’ai pas pris un crayon pour commencer la cartographie, je suis allée consulter un médecin qui m’a envoyée chez un neurologue qui m’a envoyé faire un IRM et le diagnostique de sclérose en plaque, SEP pour aller plus vite (ça me fait rire d’écrire ça) m’a été rendu, image magnétique à l’appui.

J’avais 25 ans et cette nouvelle a bousculé ma vie, plus précisément elle a fait trembler les bases de ma vie ! Pour  info la SEP est une maladie dégénérative de la conduction nerveuse, c’est une maladie auto immune évolutive ou pas et « on » se sait pas la guérir. A l’époque les soins que j’ai reçu ont calmé l’inflammation appelée poussée. Dans le pire des cas la maladie devient invalidante, dans le meilleur des cas il n’y a plus jamais de poussée. La différence entre les deux destinées n’est pas scientifiquement explicable.

J’avais remarqué que les poussées de SEP (j’en ai eu deux) dans mon cas correspondaient à des contextes émotionnels spécifiques du type abus de pouvoir dans un contexte flou de flirt avec un bourreau mâle et une femme victime. Dans ma vie cette concordance redondante m’a paru tellement évidente que j’en ai parlé aux neurologues. Je suis chercheuse à la base et si lors de deux expériences il y a un facteur commun avec un même résultat peut être existe il un lien de causalité entre le facteur et le résultat ? Je n’ai pas eu vraiment une écoute intéressée à ma théorie « fumeuse » auprès des neurologues à l’époque des faits. La dernière interne à qui j’ai osé en parler m’a conseillé de me calmer et d’ajouter des anxiolytiques au bolus de cortisone administré, la psychiatrie n’étant pas sa spécialité.
La discussion était mal engagée entre nous !!

Alors j’ai fermé ma gueule et j’ai accepté la perfusion de cortisone et le fait de ne pas être entendue comme une punition et la maladie comme un échec personnel.

Le fait de me retrouver à l’hôpital m’a permis dans les deux cas de trouver le courage de mettre fin à ma participation dans les contextes malsains mentionnés ci dessus.

La concordance entre ces contextes émotionnels et fourmillements que j’avais observé m’a également emmené « par hasard » à la rencontre d’une guérisseuse, cette femme a fait écho à ma compréhension et a ouvert les vannes de la confiance en moi.
Elle m’a raconté que dans son monde elle faisait des liens entre le corps et l’esprit et que tout était énergie. Et aussi que tout était parfait… !???…énergétiquement. C’est par le biais de cette compréhension qu’elle aidait les gens à se guérir. Je me suis enfuie dans ce nouveau monde rejetant de toutes mes forces et de tout mon mépris, surtout, l’ancien monde rempli de docteurs, de médicaments, de preuves et de raisons !

Poursuivant ma fuite avec un doctorat en poche j’ai trouvé un job dans la recherche scientifique végétale en Nouvelle Zélande. J’ai passé deux ans dans une nature luxuriante. Dans cet Eden merveilleux j’ai rencontré une masseuse avec qui je suis devenue amie. Et lorsque elle me masse la première fois, je me dis que mon corps n’est pas uniquement le théâtre de l’attaque par mon système immunitaire de mes neurones mais il est aussi le véhicule d’un bien être fantastique. Ce chemin d’espoir, ce ressenti agréable est tellement puissant qu’en me levant de la table de massage, je suis masseuse, ça ne peut être autrement. Je veux partager cette conscience avec tous les êtres humains… de la terre entière….hahahaha!! Comme la guérisseuse de France, j’aiderai les gens à prendre soin d’eux même en s’écoutant de l’intérieur. Je ne suis plus docteur en biochimie. Je suis masseuse et je suis enfin dans le bon camp !!

Je crois alors avoir compris le message de mon corps, je ne faisais pas les bonnes choses, je ne faisais pas le bon métier ! Je mets alors tout en œuvre pour en changer.
J’étudie le Reiki, the power of Now d’Eckarte Tolle devient mon livre de chevet, je pense énergie, je suis des cours de réflexologie et d’aromathérapie. Je poursuis mon chemin dans une école de massage en Thaïlande. Je vais vous montrer moi ! Que « l’intelligence et le savoir» n’est rien comparé à la puissance de mon Cœur. J’étais en colère et ça me faisait bouger

Conscience est devenue mon mot préféré, percer le voile des illusions une croisade. Le diagnostique de SEP, cette épée de Damoclès, je ne le fuyais plus j’essayais de le maintenir à distance, de le réduire au silence à force de démarches spirituelles, j’ai étudié les chakras, la psycho généalogie, la philosophie des femmes qui courent avec les loups, le magnétisme. Et la guérisseuse de France a transmis ces techniques à un groupe dont je faisais partie. Quel immense honneur c’était pour moi le partage de cette magie.

Tout ce chemin parcouru m’a construite, m’a entrainée, m’a façonnée, m’a conduite.

Au fil des années je me suis employée à guérir mon rapport à l’homme et à la femme que je n’osais pas être. Les poussées étant directement liées à un mauvais scénario dont j’étais la seule à suivre le script, la vie se chargeant de m’envoyer les personnes adéquates pour jouer les autres protagonistes.

J’ai dit oui à ce que j’aimais vraiment, pour moi j’étais sortie de cette mauvaise histoire de SEP et le bonheur se déroulait facilement. En un an je suis passée de l’état de célibataire dans un appartement qui me servait aussi de cabinet de massage à femme en couple, enceinte, et belle maman dans une maison avec un centre de relaxation en ville.
Tout a fonctionné car j’ai aimé un peu plus la vie. Mais la menace incertaine que ça pouvait s’arrêter très vite sommeillait en moi. Je faisais attention à chacune de mes intentions avec la pression du boomerang. Surtout pensées positives ! HEUREUSE oui !!! Mais avec un couteau sous la gorge

En d’autres termes le bonheur était un devoir et plus il grandissait plus j’étais pétée de trouille. Et si je me trompais ? Et si j’étais folle comme l’avait suggéré cette femme en blouse blanche, il y a des années? Et si j’avais simplement la chance que ça ne revienne pas mais que…demain crac !!!! Et si toutes ces théories magnifiques de bien être n’avaient pas de poids ? Alors je me rassurais, non ce n’était pas que de la théorie puisque j’avais déjà changé mon monde avec tout ce travail sur mes croyances et puis mon amie guérisseuse, elle existait !

Alors ma trouille je l’ai bâillonnée pour ne pas perturber ma vie parfaite. Je vivais comme si je n’y pensais pas, alors que j’y pensais inconsciemment en permanence. Et ce silence forcé, le déni de ma peur m’isolait de plus en plus. C’était le déni de mes doutes. Il me manquait le courage d’y croire complètement.

Et puis est arrivé le moment où ma jambe gauche s’est bloquée, je n’avais plus de force dans la cuisse. J’ai alors réalisé l’ampleur de ma peur. C’était en septembre 2017, j’ai pleuré pendant une semaine au fond de mon lit, cachée !

J’avais honte de ne pas être la femme parfaite sur ses deux jambes pour mon chéri, Il m’aimait quand même !??????
J’avais honte de ne pas être la maman forte et protectrice pour ma fille.
Elle m’aimait surtout !???????
J’avais honte de ne pas être la masseuse en pleine forme, j’avais honte d’être le cordonnier mal chaussé.
Les gens que je reçois m’ont dit de prendre bien soin de moi! Tous les cordonniers sont mal chaussés !!! Sinon cette phrase n’existerait pas !

J’avais peur, j’avais peur, je voulais que ça s’arrête !!! Et cette peur planquée sous le tapis avait tellement grossi qu’elle me mettait à terre. J’étais sous les couvertures de mon lit comme une petite fille qui a peur du monstre qu’elle ne voit pas dans le noir. Je ne voulais plus jouer à ça, je voulais qu’on rallume la lumière. Je voulais arrêter d’avoir peur !

Alors sur les conseils de la « communication non violente » j’ai écouté cette peur, jusqu’au bout cette fois ci. Elle m’a dit que j’avais peur de retourner voir le médecin PARCE QUE ?
« J’ai peur qu’il décide à ma place. »
« J’ai peur qu’il se moque de moi. »
« Et aussi, j’ai peur qu’il ne m’écoute pas moi et mes émotions et qu’il me traite comme un dossier. »
Oui enfin tout de suite la seule personne qui n’écoute pas l’émotion c’est toi, ma vieille !!!….heu ma chérie, on a dit communication non violente ☺
Il était temps d’arrêter d’avoir honte de cette partie de moi, de ce diagnostique vieux de 18 ans auquel je m’étais un peu trop identifiée ou que j’avais intentionnellement trop ignoré (bref dans les deux cas que j’avais fait trop existé énergétiquement)
C’était la fin de la crispation et de la crise passion  surtout!
Alors je me suis prise par la main gentiment. La vérité, toute la vérité sur mon état valait mieux que la peur qui fait peur. Je suis donc allée voir mon médecin traitant.
Il m’a diagnostiquée une SCIATIQUE.
Je m’étais préparée à la chaise roulante !
Et j’avais une sciatique ??
J’ai demandé s’il était sûr ?! Même pas des béquilles ???
Non rien de tout ça
Je suis repartie avec une ordonnance d’anti inflammatoire pour une semaine. Il m’a aussi conseillé de faire un bilan quant à mes antécédents de SEP puisque la dernière IRM datait de…… 2010….
Non Laurence de 2006 !
ha bon ??
On dirait que tu as pris soin de nous éviter. J’ai essuyé quelques larmes quand il m’a demandé « Laisse-moi t’aider, s’il te plaît ».
Donc dans ce nouveau monde, où j’avais affronté ma peur, où j’avais écouté toutes les émotions et pas seulement celles que je jugeais positives : Le « docteur » était devenu bienveillant et poli . Ce qui me paraissait encore insurmontable la veille, brisait alors le voile de MON illusion !

J’avais dit oui à ce que j’aimais vraiment…… j’avais encore à dire oui à m’aimer vraiment.  Depuis je me suis réconciliée avec tout un tas de médecins et professionnels de santé. J’ai joué à tous les tests de la médecine allopathique : Prise de sang, analyse d’urine, échographie de la vessie, radio de la colonne vertébrale. IRM médullaire, IRM cérébrale. Check up total, pleine transparence.

Mon corps me parle, mon corps c’est moi qui me parle et me raconte mes désaccords avec moi-même. Je n’ai pas à en avoir peur, il n’y a pas de monstre maléfique à l’intérieur, ni à l’extérieur.

J‘étais dans la croyance d’une hiérarchie de savoirs et de connaissances, alors même que je pensais justement ne pas y être : ma tête qui savait quand même mieux que mon corps. Rhaaa l’orgueilleuse !!! Quelle joie lorsque cet orgueil capitule……un peu (je ne me fais pas trop d’illusions)
Je suis humaine parmi les humains et le partage de nos expériences si tant est que nos propres émotions nous y autorisent nous enrichit.

J’ai commencé la rééducation physique pour cette sciatique qui s’accompagne de la rééducation de mon comportement et de  mon mental qui faisait le petit chef!!. Avec cette expérience je réalise que je m’étais comportée envers moi-même exactement comme les premiers neurologues, avec mépris et autorité. Et pour être tout à fait juste et pour leurs défenses c’était ma perception de leurs comportements, encore une fois !! Ne te fais pas à toi-même ce que tu ne veux pas recevoir des autres. C’est un proverbe connu ça ?? Si c’est le cas il m’avait manqué !

J’ai retrouvé ma parole libre au sein des différents ateliers que j’anime. Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui partagent cette formidable aventure avec moi. Ces ateliers sont des espaces d’ouverture du cœur, de libération de la voix et j’ose penser qu’ils permettent à tous les gens qui y participent de s’aimer un peu plus eux mêmes.

C’était mon rêve, des hommes et des femmes responsables et à l’écoute de leurs émotions qui se parlent à cœur ouvert dans une salle d’attente. Ils n’auraient alors pas besoin d’un médecin qui fait taire ce précieux discours qu’ils entretiennent avec leur corps : la maladie.
Le mal a dit ? Le mâle a dit ? Enfin l’orthographe on s’en fiche…la maladie c’est ton corps qui te parle un peu fort car tu es sourd. Et plus tu es sourd, plus ça fait mal et plus tu as envie de le faire taire.
La médecine allopathique est une médecine des hommes, elle a d’énormes avantages car la chimie est capable de rétablir des déséquilibres trop avancés dans leur création physique. Développer son intelligence énergétique est une façon de pouvoir écouter plus en avant les déséquilibres dans le corps. Cela permet d’accepter que la vie est une réponse à notre quête intérieure dans la santé et la maladie. Prendre soin de soi est un art, un mélange personnel de toutes les médecines plus ou moins douces. Comme nous le sommes avec nous-mêmes, plus ou moins doux, plus ou moins à l’écoute de nos sensations corporelles et de nos émotions
Aujourd’hui bien souvent nous n’avons plus le temps d’être malade, nous devons être productifs ou super heureux. Alors on prend des médicaments, ça fonctionne mais on passe peut être un peu à côté de soi. Nous ne prenons plus le temps d’être à l’écoute de nos déséquilibres. Ces déséquilibres émotionnels d’abord et physiques ensuite sont riches d’enseignements pour nous-mêmes, pour conduire notre vie unique.

Accepter ce qui est c’est vivre sa vie intensément, c’est vivre son humanité.

Aujourd’hui j’accepte le déséquilibre permanent de ma vie. La marche n’est elle pas un enchaînement de déséquilibres ?
Je suis la somme de toutes mes expériences passées, présentes et à venir. Je suis une chercheuse et porteuse d’une SEP qui roupille, je suis une maman et une femme amoureuse, je suis une masseuse et penseuse. Je suis docteur et patiente. Je suis orgueilleuse et faible. Je suis intelligente et impatiente. Je suis fière et courageuse. Je suis consciente et inconsciente. Je suis humble et prétentieuse. Je suis tout, je ne suis rien. Je suis mouvement.  Le voyage dans mon corps est infini, il m’offre la possibilité de me rencontrer à chaque instant.

Merci d’avoir pris le temps d’être le miroir de mon expérience de vie où le moteur était la peur d’être malade. Je ne fuis plus ma vie, J’ai toujours peur mais je ne me le cache plus, j’ai envie de vivre toutes mes émotions. J’accepte de m’aimer sous toutes mes formes ce qui est mon nouveau moteur !

Depuis quelque mois chez le kiné, j’apprends le gainage, je fais des abdos et je muscle mes fessiers. Et ça c’est un chemin que jamais je n’aurais imaginé! J’entretiens mon véhicule de vie et d’envie avec humour et patience (ou pas) et je ne crains plus que le ciel ne me tombe sur la tête, j’essaye d’être en paix avec moi même, je suis dans mon corps, je suis mon corps, je n’ai plus de camp !

 

Laurence Antonio

 

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Vous êtes invités à reproduire cet article pour le retransmettre en incluant ceci

Article de Laurence Antonio, Thérapeute holistique, auteur du blog: https://unefemmelibreblog.wordpress.com 

 

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2 réflexions sur « Le jour où j’ai arrêté de croire que le ciel allait me tomber sur la tête…… »

  1. Merci Laurence pour ce témoignage de ton expérience, de ta vie, de tes découvertes… de ton avancée vers ton amour pour toi. Puissions-nous tous prendre exemple sur toi et ce récit d’une aventure intérieure qui mène à la paix du coeur … et du corps.
    Très touchée par tes mots et tes émotions partagées… Merci

    Aimé par 1 personne

  2. Oh Laurence.
    Quelle émotion en lisant ce si beau texte retraçant ton histoire. Merci.
    J’en ai eu des frissons en parcourant tes lignes.
    Ton récit est tellement touchant, plein d’émotions et tellement prenant.
    Tu me redonnes courage.
    À bientôt.

    Aimé par 1 personne

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